Attaque cérébrale

L’attaque cérébrale est un accident dramatique. Chaque année en Suisse, elle bouleverse brutalement la vie de 16’000 personnes. On considère souvent l’attaque cérébrale comme un coup de tonnerre dans un ciel bleu. En réalité, dans bien des cas, elle pourrait être évitée ainsi que ses conséquences tragiques.

Qu’est-ce qu’une attaque cérébrale?

Une attaque cérébrale se produit quand l’apport sanguin est interrompu dans une région du cerveau. On l’appelle aussi accident vasculaire cérébral, AVC ou attaque d’apoplexie. On distingue les formes suivantes:

  • Dans environ 85% des cas, un caillot de sang obstrue un vaisseau sanguin. Les cellules nerveuses de la zone touchée reçoivent trop peu ou pas du tout d’oxygène ni de substances nutritives. Elles sont alors très vite endommagées et meurent. Ce type d’attaque cérébrale est aussi appelé infarctus cérébral ischémique.
  • Une forme nettement plus rare est l’hémorragie cérébrale. Dans ce cas, un vaisseau sanguin se déchire, de sorte que du sang se répand dans le tissu cérébral.
  • L’hémorragie sous-arachnoïdienne est plus rare. Il s’agit d’une déchirure d’un vaisseau situé au niveau des méninges. Le sang s’insinue alors entre les méninges et le cerveau.

Comment remarque-t-on l’attaque cérébrale?

L’attaque cérébrale est une urgence. Il est important de la reconnaître rapidement et de réagir correctement! Dans la plupart des cas, un ou plusieurs des symptômes suivants se manifestent:

  • soudaine paralysie, troubles sensitifs ou affaiblissement, le plus souvent d’un seul côté du corps (visage, bras ou jambe)
  • cécité subite (souvent d’un seul œil) ou vision double
  • difficultés à parler ou à comprendre ce qui est dit
  • vertiges violents avec incapacité à marcher
  • maux de tête soudains, inhabituels, intenses

En cas de soupçon d’attaque cérébrale, réagissez immédiatement et appelez le numéro d’urgence 144!

Qu’est-ce qu’un accident ischémique transitoire (AIT)?

Lors d’un AIT, aussi appelé éclipse cérébrale, les symptômes décrits ci-dessus disparaissent rapidement. Mais attention, ce n’est pas une raison d’être rassuré! Appelez le numéro d’urgence 144 ou allez immédiatement à l’hôpital. Le risque est grand qu’une attaque cérébrale se produise dans les prochaines heures ou les prochains jours.

Comment soigne-t-on l’attaque cérébrale aiguë?

En cas d’attaque cérébrale, le temps est extrêmement précieux. Un traitement immédiat dans un centre cérébro-vasculaire, Stroke Center ou Stroke Unit, est une question de vie ou de mort. Plus le traitement intervient rapidement, plus les chances sont grandes que la victime survive et garde aussi peu de séquelles que possible.

Si les examens réalisés au Stroke Center ou à la Stroke Unit révèlent une attaque cérébrale et excluent une hémorragie cérébrale, on procédera en général à une thrombolyse intraveineuse. Cette méthode sert à dissoudre le caillot de sang.

Si de gros vaisseaux du cerveau sont obstrués, on utilise un stent-retriever. Il s’agit, à l’aide d’un cathéter, de pousser une grille métallique jusqu’au caillot et de l’y déployer pour capturer le caillot. On retire ensuite la grille en sens inverse en entraînant le caillot.

Que se passe-t-il après le traitement en phase aiguë?

Pour prévenir de nouveaux troubles circulatoires, les personnes touchées reçoivent le plus souvent des médicaments anticoagulants. En outre, on traite tous les facteurs de risque et maladies préexistantes dont la présence favorise l’attaque cérébrale.

Après une attaque cérébrale, on s’attache à améliorer les fonctions altérées. Il s’agit par exemple de paralysies, handicaps à la marche, troubles de la vue, de la parole et de l’élocution, de la perception, de la mémoire ainsi que de modifications des émotions. Cette neuroréadaptation dure éventuellement longtemps et comprend différentes formes de traitement.

Quels sont les facteurs de risque, comment me protéger de l’attaque cérébrale?

Bien souvent, l’attaque cérébrale est favorisée par les facteurs de risque suivants:

  • L’hypertension artérielle porte atteinte aux vaisseaux sanguins et favorise les hémorragies et la formation de caillots.
  • Maladies de cœur: des maladies de cœur non soignées, par exemple la fibrillation auriculaire, peuvent avoir pour effet qu’un caillot se forme dans le cœur avant d’être entraîné vers le cerveau.
  • Hyperlipidémie
  • Alimentation malsaine
  • Activité physique insuffisante
  • Tabagisme
  • Surpoids
  • Syndrome d’apnées du sommeil

En maîtrisant ces risques et en s’efforçant d’avoir un mode de vie sain, on peut réduire nettement son risque d’attaque cérébrale.

Où puis-je trouver de l'aide?

En cas de questions sur l’attaque cérébrale, votre médecin de famille est le premier interlocuteur. FRAGILE Suisse propose d’autres informations et prestations pour les victimes d’attaques cérébrales.


En savoir plus

Prévenir l’attaque cérébrale – reconnaître les symptômes

Prévenir l’attaque cérébrale – reconnaître les symptômes

Les attaques cérébrales auraient moins d'issues tragiques si l'on s'attachait à mieux les prévenir, si l'on savait en identifier sûrement et rapidement les signes précurseurs et les symptômes. La brochure vous dit tout sur le bon comportement en cas d'urgence, sur les méthodes diagnostiques et thérapeutiques.

Commander ici


Vivre après l'attaque cérébrale

Guide pour les victimes d'une attaque cérébrale et leurs proches. Les malades apprennent comment reconstruire leur vie au quotidien, quels sont les spécialistes qui les accompagneront et les moyens auxiliaires à leur disposition. Des informations détaillées sur les prestations de conseil et de soutien encouragent à appréhender activement la période de réadaptation après une attaque cérébrale.

Commander ici

Consultation

Consultation sur l'AVC

Nous répondons à vos questions par écrit ou par cardiophone.

[Translate to Französisch:] spenden

La Fondation Suisse de Cardiologie soutient des projets de recherche pour mieux aider les patients à l'avenir. Vous aussi, aidez en faisant un don.

Partager le site Internet